ANDREAS RUTKAUSKAS

En tant qu’artiste pratiquant la photographie documentaire, j’essaie de raconter des histoires sur divers paysages, histoires qui permettent au regardeur d’en arriver à ses propres conclusions. Tandis que mes projets antérieurs ont été réalisés dans le cadre de résidences artistiques, à la suite d’invitations de commissaires ou dans un contexte d’engagement communautaire, mon intérêt pour les feux de forêt a été déclenché par une expérience inattendue, fortuite. Lorsque j’ai déménagé dans la vallée de l’Okanagan, en 2016, j’ai été intrigué par l’importance des incendies de forêt qui y sévissent et par l’absence générale de représentation du sujet dans l’histoire de l’art canadien.

 

Au cours des deux dernières années, j’ai étudié les répercussions écologiques des incendies de forêt, y compris les mécanismes et les procédures impliqués dans les différents types d’incendies. Au cours de cette période, j’ai été témoin des saisons de feux de forêt les plus dévastatrices jamais enregistrées en Colombie-Britannique (2017 et 2018). Par mon approche artistique, j’ai ensuite cherché à révéler diverses perspectives sur ce sujet, à offrir un point de vue critique sur les représentations médiatiques dominantes et à considérer différentes manifestations de la résilience, à me pencher notamment sur la réintégration du feu dans des écosystèmes adaptés à ce dernier.

 

À une époque où nous ne cessons d’être confrontés à des changements climatiques majeurs, les discussions sur les feux de forêt sont rapidement devenues un enjeu mondial. Par un examen esthétique des marques indélébiles qu’ils laissent sur le paysage, de leur emprise sur celui-ci, j’espère soulever des questions sur notre sens de la coopération et notre manière d’intégrer le feu dans un contexte culturel donné.

***

As an artist employing documentary-style photography, I attempt to tell stories about various landscapes that allow space for the viewer to come to their own conclusions. While my previous projects have developed through artistic residencies, curatorial invitations, or community engagement, my interest in wildfire began through serendipitous first-hand experience. Upon relocating to the Okanagan Valley in 2016, I was intrigued by the prevalence of wildfire, and the subject’s general lack of repre-sentation within the history of Canadian art.

Over the past two years, I have been investigating the ecological effects of forest fires, including the mechanisms and procedures involved in various fire regimes. During this period, I have witnessed the most devastating wildfire season on record for the province of British Columbia (2018), and the second most devastating wildfire season (2017). My artistic approach to this subject seeks to reveal diverse perspectives, act as a critical foil to dominant media representations, and open up space for the consideration of practices of resiliency, including the reintegration of fire within fire-adapted ecosystems.

As we continue to experience radical shifts in climate patterns, discussions of wildfire have quickly become a global issue. Through an aesthetic examination of the indelible marks that wildfire and its control leave on the landscape, I hope to address questions of how to live cooperatively with fire in a cultural context.

Biography

Andreas Rutkauskas is a visual artist currently residing in Kelowna, British Columbia. His projects focus on landscapes that have been affected by technology. He was a 2018 Research Fellow with the National Gallery of Canada, and his work has been exhibited across Canada and abroad, including at the Canadian Photography Institute; Ryerson Image Centre; Le Mois de la Photo à Montréal; and Gallery 400, Chicago. Rutkauskas’ projects have been presented in WIRED, CBC News, and Canadian Art, as well as featured in academic anthologies. He is currently a Lecturer at The University of British Columbia’s Okanagan campus.

 

Territoires II - After the Fire 2017-18